Garden Nef Party 2009

Garden Nef Party 2009

ANGOULÊME, 17 & 18 Juillet 2009

samedi 5 septembre 2009, par Jean-No

Cette année, pas de programmation aussi alléchante que l’an dernier (Stooges, Bellrays, Heavy Trash), mais tout de même quelques formations intéressantes. Passons sur les formations électro-pop foisonnantes lors de cette édition : Phoenix, Ghinzu, Franz Ferdinand, dont je tairai tout le bien que j’en pense.


Le vendredi, c’est sur la petite scène que ça se passe, d’abord avec Joe Guideon & The Shark, un duo (eh oui !) composé d’un chanteur guitariste et d’une multi-instrumentiste en tenue léopard qui tient principalement la batterie mais officie également derrière les claviers ou la guitare. Ces Anglais sont tombés dans la marmite Velvet Underground tout petits, vivement qu’ils deviennent grands et affirment leur personnalité musicale car leur set carré et sensuel à la fois en a émoustillé plus d’un.

Pour les amateurs de Rock Hippie déboule Sleepy Sun, sextet de San Francisco, les fantômes de Grateful Airplane et Jefferson Dead sont convoqués, à ne consommer que sous acide.

Après m’être désaltéré pendant les pitreries de Franz Ferdinand, me voila fin prêt pour affronter la déflagration The Night Marchers, 45 mn d’énergie pure, de débauche rock’n’rollienne. Le combo, emmené par Speedo ex-Rocket From the Crypt, balaie tout sur son passage même si chaque morceau laisse poindre une mélodie presque pop. On sent que les gaillards ont envie d’en découdre mais le set s’arrête, me laissant sur ma faim.

Il me faut attendre 2h du matin, après m’être farci le show d’un machin technoïde, pour assister à la deuxième sensation de la journée, Boss Hog, un autre gang de Jon Spencer où il officie avec sa compagne Cristina Martinez. Le quintet (batterie, basse, claviers, guitare, chant) nous gratifie d’un blues lancinant et sensuel soutenu par une rythmique impeccable (Bon dieu le groove de la basse !!!). Là aussi un set trop court. Malgré les demandes insistantes de rappel du public, les organisateurs n’ont pas laissé le groupe revenir.

La journée du samedi est beaucoup moins attrayante, je passe sur les formations électro-pop dont je tairai une fois encore tout le bien que je pense, même Gossip, dont j’attendais un peu plus de ferveur punk, m’a déçu.

Le seul bon moment de la journée - mais quel moment ! -, on le doit aux Jim Jones Revue (photo). Déjà fan, après les avoir vus aux festivals Cosmic Trip de Bourges et Sjock en Belgique, c’est définitivement le meilleur groupe de la scène Rock actuelle.

Depuis longtemps les Anglais ne venaient plus taquiner les Ricains sur leur terrain d’un R’n’R pur et dur, c’est chose faite, les JJR bousculent tout sur leur passage, piano à la Jerry Lee Lewis, reprise de Little Richard. On a l’impression d’une montée de lave en fusion, le public décolle sous les coups de boutoir des deux bêtes de scène que sont le chanteur et le pianiste.

Ces mecs ont tout, le son, les fringues, l’arrogance et l’élégance rock’n’rollienne, mais où vont-ils s’arrêter ? Vu leur âge, ce n’est peut être pas le futur du R’n’R mais en tous cas, c’est le Présent !!!

PS : Détail surprenant, c’est la première fois que je vois des flics en uniforme patrouiller à l’intérieur d’un festival (?). Une nouvelle collaboration ?





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ZINE 19 (sept 2009) - Autres articles