Sjock Festival 2009

Sjock Festival 2009

Samedi 11 Juillet et Dimanche 12 Juillet 2009

samedi 5 septembre 2009, par Junior

Une nouvelle fois, le festival Sjock est bien « The rock’n’roll highlight of the year », le Rendez-vous du garage ultime. La nouvelle des reformations des Gories et des Oblivians nous avait déjà plus qu’émoustillés, ajoutons à cela la présence des New Bomb Turks (photo), Jim Jones Revue (le phénomène du moment), Supersuckers et Turbonegro pour les têtes d’affiche - formations sur le déclin ou valeurs sûres ? On ne se posera pas la question (tant ces groupes ont inventé un style dans le domaine du Garage rock & roll) pour traverser notre chère contrée, elle bien en déclin.


Samedi 11 Juillet

Après un tour au camping payant (5€ par personne) où il ne fait pas bon parler français (nous sommes en terre flamande), nous visitons le Stand Crypt Record puis rejoignons nos bases arrières pour entamer un des 7 packs de Jupiler.

Réglée au timing, l’arrivée de nos comparses coïncide avec les premières notes de Jim Jones Revue (photo), le son est aussi sauvage, crado, donc Rock’n’roll que sur album, normal les titres ont été enregistrés live, de la fumée se dégage du crâne du pianiste, ils reprennent « Hey,Hey Hey » de Little Richard, musicalement c’est excellent, seul bémol selon moi, un jeu de scène un peu convenu, pas de quoi vibrer totalement quand on a écouté l’album !

Je zappe la scène des Rockabs…

Suivent les Southern Culture On The Skids (photo c-dessus), Mary Huff - la bassiste -, choucroute sur la tête, bottes blanches et grosses Lunettes sixties, tapote ses lignes en remuant légèrement la tête, Rick Miller, casquette sudiste, assène ses notes en exécutant une « Duck walk » chère à chuck Berry. Leur album « Dirt Track Date » est largement représenté et ce mélange de Rock’n’roll, Blues, Surf, Boogie me plaît bien, et c’est sur « 8 Piece Box » que le show s’enflamme vraiment avec l’apparition de deux stripteaseuses et la montée sur scène d’une partie du public féminin. La danse est de plus en plus endiablée. On est maintenant bien chauffé pour les Supersuckers.

Eddie Spaghetti (photo à droite) s’est produit un peu plus tôt sur la scène country-rockab, et revient avec sa formation habituelle. L’alcool aidant peut-être, ma tête suit le martèlement de la batterie, « Rock-N-Roll Records (Ain’t Selling This Year) » est toujours aussi jouissif et c’est le bonheur pendant près d’une heure, le riff de « I Believe In Miracles » des Ramones retentit dans la nuit flamande et clôture cette première journée.

Je passerai sur l’hygiène de notre zone d’habitation, point d’eau plus que rudimentaire et toilettes inutilisables, il faudra faire plus de 2 KM jusqu’au café pour faire les besoins rudimentaires, ce qui peut être un bon décrassage avant ce deuxième jour qui s’annonce mémorable.

Dimanche 12 Juillet

Je passerai aussi sur le premier groupe de la journée, The Spades (je ne sais si j’y étais ou non !), pour me concentrer sur le set des Oblivians  : Greg, Jack (photo) et Eric Oblivian entrent en scène (vers 14 h) et semblent moins déconneurs qu’à Bordeaux (6 jours avant), les morceaux n’excèderont pas 2 minutes, les brûlots « Memphis Creep », « No Reason To Live » sont carrés, joués sans fausse note mais il y aura moins de connivence avec le public. Ensuite vient le traditionnel remaniement à la batterie pour Greg sur « Trouble », puis pétage de corde pour Jack qui ne semble pas décidé à changer de gratte donc retourne derrière ses tomes pour « The Leather ».

Malgré une avalanche de pépites forcément très garage, les « temps morts » ne seront pas décomptés. Personnellement je me réjouit de voir certainement un set plus long du gang de Détroit qui alterne de date en date en « tête d’affiche » avec celui de Memphis.

Un peu de repos sous une cabane, la pluie succédant à la grêle, c’est ce moment que choisit notre pote Domi pour retirer de la thune au centre ville.

Mal lui en a pris, il nous rejoindra, après le déluge, entièrement trempé, les Gories apparaissent alors très décontractés sous un soleil radieux. Mick Collins, lunettes noires, tee-shirt marqué de sueur dès le second morceau, Dan, sans oublier Peggy, rivalisent d’énergie pour nous servir un concert d’anthologie. Leur garage rock-r&b-blues binaire fait oublier les glorieux Dirtbombs ou Doll rods, « Nitroglycerine » voit un Mick possédé qui entrechoque les deux guitares, sur « Ghost Rider » c’est l’ampli qui reçoit de petites notes « Hendrixiène » avec la force d’un colosse, beaucoup de morceaux de bravoure dont un Johnny Burnette « Train Kept A Rollin’ », Dan ne démérite pas non plus, debout sur un ampli vers la fin du set, « Thunderbird Esq » repris en chœur par les adeptes, tout cela sous les yeux ravis et approbateurs des Oblivians et Bomb Turks, et bien sûr du public.

Suivent les Untamed Youth qui ne m’ont pas vraiment conquis, « du bon surf » dixit Wowo le spécialiste du genre.

Il est bientôt 20h quand le 3ème groupe « Crypt Records » de la journée, The New Bomb Turks (photo), fait son apparition. La baston est lancée avec « Born toulouse-Lautrec », pied de micro balancé dans le vide et bonds aériens, Eric Davidson tee-shirt « Nobody Nobody Nobody » énigmatique, n’a pas pris une ride malgré quelques mèches blanches et une voix un peu cassée. Le groupe a recentré son répertoire principalement sur ses deux premiers opus et gagné forcément en maturité, le feeling est énorme… Certains morceaux comme « Professional Againster » sont méconnaissables.

Tel un lion sorti de sa cage, Davidson arpente la scène. Un « Mr Suit » des Wire, fortement scandé, sera l’apogée du Show, « Defiled » mettra les garagemen à genoux dans tous les sens du terme, « Try To Make Her Mine » mettra fin à cette tuerie. Comme me le confiera le président de la Loboto’s peu après : « Eux, ce sont vraiment des punks ! ».

Le gros morceau de la journée devait être Turbonegro (photo), il le fut pour la majorité de la Loboto’s, personnellement après les deux premiers titres qui relevaient pour moi plus du « Hard-Rock FM », je me suis éloigné des premiers rangs, croisant le « Prince of the rodeo » (un type avec un chapeau de cowboy chevauchant un poney gonflable !!? - voir photo), seul un dernier « Search and Destroy » me comblera finalement, un gobelet Pepsi à la main.

Voir aussi une sélection de vidéos de Sjock 2009 en cliquant ici


Voir en ligne : Site web de Sjock




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